Liste des pratiques agricoles et organisations sociales innovantes

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Les Semences Paysannes
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NESO - une boussole d'évaluation des pratiques agricoles mise en place par l'association ASPAARI
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Permaculture
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PROMMATA - machinisme agricole moderne pour traction animale
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Réseau Agriculture Durable
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Réseau REPAS - Réseau d'Échanges et de Pratiques Alternatives et Solidaires
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Savoir-Faire et Découverte
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Slow Food - pour une alimentation bonne, propre et juste
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Techniques Culturales Simplifiées et Méthode KEMINK
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Terra Madre - Rencontre Mondiale entre les Communautés de la Nourriture
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Terre de Liens - accéder au foncier par une démarche collective
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Vers une démarche écorégionale
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WWOOF (Willing Worker On Organic Farm) travailleurs volontaires sur des fermes biologiques
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Agriculture Gaïa

Cette approche agricole atypique, innovante et originale est la création de Benjamin Vendé, un jeune rennais d’origine Coréenne. Il dédit sa vie depuis plusieurs années au développement intellectuel et pratique de cette approche agricole dont l’objet n’est ni plus ni moins que de mettre un terme à la faim dans le monde !
Cette pratique agricole est suffisamment originale pour être déstabilisante ! A mi-chemin entre l’agriculture verticale, l’agricuture hors-sol, la pisciculture, l'aquaponie et l'agriculture naturelle, il faut du temps pour s’en approprier la logique mais nous avons été tellement intrigués que nous avons demandé à Benjamin Vendé de venir chez nous en Corrèze pour nous montrer de quoi il s’agissait et de fabriquer avec lui une machine agricole Gaïa expérimentale.
Bilan, nous comprenons mieux aujourd’hui de quoi il s’agit et même si les résultats de notre courte expérience sont mitigés. Mais nous persévérons dans le fait de croire dans cette pratique qui demande et mérite une attention et des expérimentations plus poussées que les quelques journées que nous avons pu y consacrer.



L’agriculture Gaïa est une philosophie de production agricole se basant et soutenant l’hypothèse Gaïa de James Lovelock et l’agriculture naturelle de Masanobu Fukuoka.
Le principe de l’agriculture Gaïa se base essentiellement sur l’économie d’eau, l’hyper productivité sans utilisation de semences transgéniques et de pesticides, sans engrais, sans labour ni sarclage afin de rendre accessible à tous des produits naturels qui ont un critère de qualité au minimum supérieur au label AB.
Cette nouvelle forme d’agriculture est basée sur le brevet d’invention n°07/09068 déposé le 21 décembre 2007 par Monsieur Benjamin Vendé : “Machine agricole universelle, modulable et tout terrain”. Protection internationale.
L’agriculture Gaïa est la conséquence de l’agriculture scientifique et de son échec. Elle permet l’agriculture naturelle n’importe où sur la planète au bout de 2 ans.
L’agriculture Gaïa permet les régimes alimentaires suivants : végétalien, végétarien, macrobiotique, omnivore.

Voici une synthèse de la masse d’information disponible sur le site www.agriculturegaia.com :
Ensuite, c’est à vous d’approfondir !

L’explosion démographique et l’urbanisation croissante de la population permet aujourd’hui à certains scientifiques de dire que « l’avenir de l’agriculture est la culture verticale et contrôlée » : Dickinson Despommier, département des sciences de santé environnementale, faculté de santé publique Mailman, université de Columbia, New York.
Hors l’agriculture Gaïa permet une agriculture en milieu fermé comme les serres, les immeubles de culture ou ouvert comme sur des surfaces considérées hostiles à l’agriculture, comme par exemple le désert du sahel. Cette nouvelle agriculture permet d’augmenter considérablement la surface agricole globale.
“La pluie ne tombe pas des cieux, elle provient du sol. La formation des déserts n’est pas due à l’absence de pluie ; mais plutôt, la pluie cesse de tomber parce que la végétation a disparu. Masanobu Fukuoka”
L’agriculture Gaïa permet de faire pousser les végétaux en plein désert sur de très grande superficie, ce qui permettra à l’eau de tomber et déclencher la germination des arbres (qui constitueront une forêt qui provoquera une précipitation plus importante d’eau etc.)
Il suffit dans ce cas d’ensemencer les déserts (au alentour des machines agricoles Gaïa) des graines enrobées dans de l’argile pour aider les terres arides à reverdir.
Ces boulettes d’argiles ne germeront que lorsque la pluie et les conditions seront réunies.
L’agriculture Gaïa n’a rien à voir avec l’agriculture moderne (agriculture raisonné, label rouge, label AB) car elle implique la gratuité de l’alimentation pour tous et des critères de qualité bien supérieur: Le contrat Gaïa.

L’agriculture Gaïa permet avec les techniques comme l’aquaponie de produire du poisson en symbiose avec les végétaux.
La pisciculture actuelle pollue les mers et les océans.
L’utilisation de l’aquaponie permet d’éviter cela : Les végétaux jouant le rôle de filtre en se nourrissant des déjections (transformés par les bactéries aérobies en nutriments absorbables par les végétaux).
L’agriculture Gaïa utilise aussi les toutes dernières techniques d’irrigation comme l’ultraponie (et la brumisation à échelle industrielle alors que cette forme d’irrigation était jusqu’à présent utilisée à une échelle domestique et expérimentale).
L’agriculture Gaïa utilise comme référence non plus la superficie cultivable mais le volume de culture.
Elle s’appuie également sur les diverses symbioses possibles entre cultures au contraire de l’agriculture moderne qui se fonde très souvent sur la monoculture.

L’agriculture Gaïa ne prétend pas laisser les végétaux se suffirent d’eux-mêmes, en référence à l’agriculture naturelle de Masanobu Fukuoka, car par définition, l’agriculture est une concentration de production dans un espace-temps donné imposé par l’homme.
L’agriculture Gaïa doit aussi, comme toutes les autres formes d’agricultures, répondre aux besoins des hommes tout en rééquilibrant les déséquilibres obésité/malnutrition, conséquences directes d’un mauvais partage des richesses et des transferts marchands.
Manasobu Fukuoka a expérimenté des techniques pendant près d’un demi-siècle :
- Le premier principe est de ne pas cultiver, c’est-à-dire ne pas labourer ou retourner la terre.
- Le second est pas de fertilisant chimique ou de compost préparé. Pour fertiliser, M. Fukuoka fait pousser une légumineuse en couverture du sol, le trèfle blanc, remet la paille battue sur les champs et ajoute un peu de fumier de volaille.*
- Le troisième est ne pas désherber au cultivateur ni aux herbicides. Les mauvaises herbes jouent leur rôle dans la construction de la fertilité du sol et dans l’équilibre de la communauté biologique.
- Le quatrième est, pas de dépendance envers les produits chimiques.

Au bout de plusieurs dizaines d’années, il cultivait une espèce de riz qui était devenue très robuste à force de sélections naturelles et il obtenait des rendements identiques à ceux de la riziculture classique au Japon.
A la fin des années 80, alors qu’il envisageait d’envoyer des semences de ce riz très performant dans les pays en voie de développement, ses activités ont connu une fin très brutale lorsque l’armée japonaise a saisi et détruit l’intégralité de sa récolte et de ses semences.
Masanobu Fukuoka a démontré que le rendement de l’agriculture scientifique était moindre par rapport à la productivité de l’agriculture naturelle.
Cette conclusion n’est pas remise en question dans le monde scientifique.
Seulement, les terres agricoles sont tellement épuisées, qu’il faut une régénération de ces dernières avant de reprendre une agriculture humaine propre, dans le respect des équilibres naturels : L’agriculture Gaïa est à la fois une agriculture scientifique et une agriculture naturelle, elle va permettre : La reforestation, l’éradication de la famine tout en soignant les terres incultes en préparant la couche arable pour l’agriculture naturelle de Masanobu Fukuoka, la préservation des mers et océans en pratiquant la pisciculture en système autorégulé sur terre ferme, l’augmentation de la superficie agricole mondiale, l’agriculture en milieu urbain, l’agriculture dans les déserts arides, l’absorption du surplus (28%) de l’émission des gaz à effet de serre liée à l’activité humaine comme le CO2 et donc contribuer à limiter le réchauffement climatique et la fonte des glaces.

L’agriculture Gaïa utilise la poésie agricole de Masanobu Fukuoka sans pour autant oublier le rôle de l’Homme dans la production agricole.

L’agriculture Gaïa prend aussi en compte la symbiose entre les végétaux et les poissons d’eau douce, ce qui permet une agriculture et pisciculture symbioses : c’est l’aquaponie.
Le mot aquaponie, traduction de l’anglais “aquaponic”, est la contraction des mots aquaculture (élevage intensif de poissons) et hydroponique.
Il s’agit en fait d’un écosystème dans lequel interviennent trois types d’organismes vivants :
- Les poissons dont les déjections riches en ammoniaques sont la source de nutriment pour les plantes.
- Des bactéries aérobies qui transforment l’ammoniaque en nitrites puis en nitrates, ces derniers étant assimilables par les plantes.
- Les plantes cultivées qui nettoient l’eau de l’aquarium par l’assimilation des racines.

Pratiquement, l’eau de l’aquarium est pompée pour être emmenée dans le système hydroponique, de préférence un NFT vertical ou une table à marée, pour ensuite retourner vers les poissons.

L’enjeu principal est de trouver le juste équilibre entre la population de poissons, la nourriture apportée et la végétation cultivée : Une carence en azote (jaunissement des feuilles se développant en partant du bas des plantes) sera le signe d’une sous population de poissons et ou d’un manque de nourriture.
À l’inverse des taux de nitrites et de nitrates trop élevés nous indiqueront que le filtre, les végétaux cultivés, est inefficace et que le métabolisme de ces dernières est insuffisant pour dépolluer l’eau des déjections. Dans ce cas, il faut augmenter le nombre de végétaux et/ou choisir des végétaux plus gourmands en nutriments et/ou diminuer la population des poissons dans la piscine et/ou pêcher les poissons les plus gros en les remplaçant par des bébés poissons.
L’aquaponie crée une source de nourriture permanente et complète.
Ce principe est très ancien puisqu’il était déjà exploité par les Mayas.
Ces indiens cultivaient leurs plantes à la surface de l’eau sur des radeaux sous lesquels des pièges à poissons étaient accrochés. Les poissons se trouvaient alors emprisonnés sous les racines des plantes, les alimentant avec leurs déjections, et nourrissaient la population locale de leur chair.
Un bassin artificiel, peuplé de poissons, comme le Tilapia, et supportant la culture de légumes, pourrait être décliné à l’infini pour répondre aux problèmes d’alimentation dans le monde.
L’agriculture Gaïa permet les expériences en apesanteur sans utiliser de substrat même neutre comme la laine de roche, ce qui intéressera très probablement la N.A.S.A.

L’agriculture Gaïa répond à la question de l’autosuffisance par l’hyper productivité, sans toutefois souiller les nappes phréatiques par l’utilisation de pesticides même dit pour agriculture biologique, sans utiliser la transgénique, et en économisant l’eau.
L’agriculture Gaïa doit proliférer prioritairement dans des zones géographiques de notre planète qui sont hostiles à l’agriculture (comme la ceinture du Sahel, ce qui va augmenter considérablement la superficie totale agricole de notre planète) et dans des pays qui n’ont pas de superficie agricole comme l’Andorre leur permettant de ne plus acheter mais permettant l’auto production et l’autosuffisance (si cela fait partie de la stratégie politico-économique).

Liens :
http://www.agriculturegaia.com

Pièce jointes :