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Méthode KEMINK et TCS (Techniques Culturales Simplifiées) pour une agriculture moins polluante
La mise en ouvre de " techniques douces ", pratiquées par l'agriculture biologique et la biodynamie peut devenir la solution la plus adaptée face au mauvais état sanitaire des sol. Ces méthodes, mises au point par Monsieur
Hans KEMINK ont consisté à associer les connaissances agrobiologiques modernes à certaines formes de labour anciennes (araire égyptien et buttoir romain alliés au cultirateau classique).
En maraîchage biologique, ce concept développé ensuite par Messieurs WENZ et MUSSLER en Allemagne, revient à un profilage définitif du sol en buttes de 30 à 40 cm de hauteur et 1,90 m d'axe en axe, à l'utilisation d'outils à
dents, de pneus basse pression et l'enfouissement superficiel d'engrais verts. L'objectif est d'obtenir un sol meuble, de structure grumeleuse, en bonne condition de reprise. La réduction de la vitesse de passage des outils
à dents (à 5-10 km/h) pour le décompactage et l'abandon des outils rotatifs permet de ne pas mélanger les différents horizons du sol. À chaque passage d'outils,
les dents sont déplacées sur le bâti pour un travail de l'ensemble de la butte. Les roues du tracteur empruntant toujours les mêmes traces, limitent la perturbation du sol et de sa biomasse.
De plus, en fin de culture, le passage de chisel léger (type ACTISOL) aura pour action le soulèvement et la fragmentation des différentes strates du sol et va contribuer à une meilleure oxygénation de la butte et un meilleur drainage interne du sol.
Ces techniques de travail du sol mises au point en Allemagne sont en expérimentation en France et en Europe aussi bien en mode biologique que conventionnelle.
Celles-ci sont mises en place au Mas de Faget depuis 1999 et 2000 puis seront développées sur l'ensemble du site en cours d'années 2001-2002.
En grandes cultures, d'autres techniques nommées TCS (Techniques culturales simplifiées) prônant le semis direct sur le précédent cultural ou le non labour se sont développées en France et en Europe suite aux expériences
tentées en Australie.
Les TCS permettent de réduire significativement les interventions de travail du sol puisque les parcelles ne sont plus labourées et les façons superficielles limitées à 10 cm de la surface du sol.
Pour l'instant ces techniques expérimentées en mode conventionnel ont fait leur preuve et présentent l'avantage de réduire efficacement les minéralisations du carbone en CO2 en augmentant le stockage de l'humus grâce
au non bouleversement des différentes strates du sol.
En agriculture biologique, les TCS ne sont pour le moment que partiellement mises en ouvre en raison des difficultés techniques rencontrées vis-à-vis de l'enherbement des parcelles et de la lutte contre les limaces (qui sont
favorisées par ces pratiques).
Ces nouvelles orientations qui visent à supprimer toute intervention intensive de travail du sol que ce soit en mode biologique et en mode conventionnel vont permettre de renverser la tendance engagée depuis 40 ans d'une agriculture toujours plus polluante par les émissions de CO2 à effet de serre.
Pour l'heure, la priorité est au développement de ces techniques et la prise de conscience des agriculteurs que leurs pratiques ont un impact direct sur l'environnement. Les émissions de CO2 par l'agriculture représentant
aujourd'hui 20 % des rejets totaux de CO2 dans l'atmosphère, il est grand temps de prendre en considération les flux de carbone dans le sol et engager en priorité un programme d'information pour les agriculteurs. Le site de production du Mas de Faget souhaite faire bénéficier les producteurs des nouvelles techniques de fertilisation et de travail du sol en cours de réalisation.
Pour plus d'informations : Voir le site "Agriculture de conservation" de Frédéric THOMAS
http://www.agriculture-de-conservation.com/
Liens :
http://www.pronatura.com/lettre/let_archi_nov2001/lettre_dossier.htm
http://www.agriculture-de-conservation.com/
Pièce jointes :
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