Liste des pratiques agricoles et organisations sociales innovantes

Accueil Paysan
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Agriculture Biodynamique
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Agriculture Biologique
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Agriculture Gaïa
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Agriculture Naturelle
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Agriculture Paysanne
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Agroécologie
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AMAP - Association pour le Maintien de l'Agriculture Paysanne
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B.R.F. Bois Raméal Fragmenté
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Comment faire son compost ?
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Le Commerce Equitable
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Les cuisineries gourmandes
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Les Eco-Délégués - des relais développement durable dans les lycées agricoles
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Les Semences Paysannes
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Magasins de producteurs
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NESO - une boussole d'évaluation des pratiques agricoles mise en place par l'association ASPAARI
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Permaculture
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PROMMATA - machinisme agricole moderne pour traction animale
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Réseau Agriculture Durable
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Réseau REPAS - Réseau d'Échanges et de Pratiques Alternatives et Solidaires
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Savoir-Faire et Découverte
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Slow Food - pour une alimentation bonne, propre et juste
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Techniques Culturales Simplifiées et Méthode KEMINK
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Terra Madre - Rencontre Mondiale entre les Communautés de la Nourriture
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Terre de Liens - accéder au foncier par une démarche collective
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Vers une démarche écorégionale
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WWOOF (Willing Worker On Organic Farm) travailleurs volontaires sur des fermes biologiques
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Agroécologie

Au terme de notre périple, l'Agro-écologie représente pour nous LA philosophie qui permet d'adapter plus justement nos comportements aux enjeux environnementaux, sociaux et économiques auxquels nos sociétés sont confrontées.

L'Agroécologie n'est pas une technique, c'est une démarche philosophique qui nous amène à privilégier la diversité sur l'uniformité, la reproductibilité sur la stérilité, le potentiel d'évolution sur l'inertie, les échanges locaux sur les échanges dématérialisés, l'utilisation de ressources locales plutôt que l'importation outrancière de marchandises, le respect de la vie sous toute ses formes, du sol, à la plante, à l'animal, à l'homme, le recours à des pratiques économes et autonomes.

Ces quelques principes que nous retenons de l'Agroécologie sont applicables, à notre sens, dans tous les secteurs de la vie, de l'alimentation, à la cuisine, à l'entreprise.

Fondement de l'agro-écologie
tiré du site de l'association Terre et Humanisme (lien au bas de l'article)

Pour expliciter notre démarche, voici quelques grandes lignes sur la problématique du développement agricole telle que nous la percevons, et sur les solutions que nous préconisons et appliquons depuis de nombreuses années avec un véritable et incontestable succès.
Cette application porte des fruits parce qu'elle répond aux besoins des paysans les plus démunis, en particulier dans les régions arides et sèches telles que le Sahel. L'application de cette alternative au Burkina Faso est relatée dans l' Offrande au Crépuscule, ouvrage de Pierre Rabhi qui a reçu en 1989 le premier prix du ministère français de l'Agriculture.

Derrière la question agricole et alimentaire, c'est bien entendu la dignité humaine qui est en jeu. Car il ne peut y avoir de liberté sans autonomie, ni de paix sans pain. Le droit et le devoir des peuples à se nourrir par eux-même sont au coeur de notre démarche et de notre éthique. C'est à cette éthique que nous entendons continuer à nous dévouer avec votre soutien.

Sécurité alimentaire et sauvegarde des patrimoines nourriciers

Nous entendons par sécurité alimentaire celle que les populations assument par elles-mêmes en mettant en valeur les ressources présentes sur leur territoire grâce à des savoirs et des savoir-faire traditionnels ou modernes appropriés, efficaces et reproductibles sans nuisances.
Nous entendons par sauvegarde des patrimoines nourriciers la protection, la régénération, la réhabilitation et la pérennisation des ressources qui conditionnent la survie des populations: la terre, les eaux, les espèces végétales et animales adaptées et transmissibles de génération en génération.

L'agriculture moderne inadaptée aux pays en développement

L'agriculture dite "moderne" a été soumise aux critères de l'industrie. Le paysan au sens initial du terme a été graduellement remplacé par l'exploitant agricole, cette sorte d'entrepreneur de la terre produisant des matières premières agricoles dont une grande partie est valorisée par l'industrie.

L'option industrielle des pays occidentaux a induit le productivisme agricole pour répondre aux besoins d'une population urbaine en croissance continue, et corriger les pénuries provoquées par les guerres. Pour ce faire l'industrie a fourni aux producteurs agricoles en diminution continue les engrais chimiques, les pesticides de synthèse, les semences selectionnées et un machinisme toujours plus performant permettant à toujours moins d'agriculteurs de produire toujours plus et jusqu'aux excédents agricoles.

L'énergie combustible est à la base de productivisme : il faut par exemple 3 tonnes de pétrole pour fabriquer 1 tonne d'engrais ; il faut consommer environ 10 à 15 calories d'énergie pour produire 1 calorie alimentaire. Par ailleurs, le passage de la civilisation du pain à celle du "beefsteak" et des protéines animales en abondance a rendu nécessaire la consommation par les animaux de 10 à 12 protéines végétales pour obtenir 1 protéine animale.
Toutes ces équations et péréquations font de l'agriculture moderne le mode de production probablement le plus onéreux de l'histoire de l'agriculture. L'accès quasiment gratuit aux ressources planétaires (matières premières minérales et végétales, énergie combustible, travail humain) que la colonisation a permis, a grandement contribué à l'essor d'un tel mode de production.
Ce modèle appliqué dans le monde a gravement perturbé les systèmes alimentaires traditionnels en les impliquant prématurément dans les lois du marché international des denrées agricoles exportables et manufacturables, avec des pénuries et des pléthores artificielles. Il a confisqué aux communautés humaines, au Nord comme au Sud, leur capacité à produire et consommer localement, et instauré une répartition de l'alimentation fondée sur le transfert coûteux et permanent des denrées, necessitant une consommation exorbitante d'énergie avec les nuisances qui en découlent.

Entre conséquences directes et indirectes, ce modèle comporte également un bilan écologique très lourd avec l'appauvrissement des sols et la perte de leur vitalité naturelle, la pollution des eaux, la perte des espèces végétales et animales adaptées aux divers biotopes, la disparition des paysans et leur migration vers les villes. Il est par conséquence irréaliste et irrationnel de considérer ce modèle comme généralisable ou adapté à notre planète où les ressources énergétiques fossiles sont limitées. Même si les réserves de pétrole sont encore considérables, les consommer encore longtemps nous exposerait à l'asphyxie. Quand à leur pénurie, elle nous plongerait dans une famine planétaire sans précédent. Ce dilemne est au coeur du devenir collectif. Ne pouvant produire sans épuiser, détruire et polluer, le modèle dominant de production alimentaire contient en fait les germes de sa propre destruction et nécessite d'urgence des alternatives fondées sur la dynamique du vivant.

L'agro-écologie, une alternative rationnelle

Parmi les alternatives, l'agro-écologie, base de notre expertise, repose sur deux réalités fondamentales :
• le sol est un organisme vivant avec un métabolisme, et non un substrat destiné à recevoir des substances chimiques de synthèse ;
• l'agro-écologie replace la terre nourricière dans le cadre plus large de l'environnement naturel. Elle préconise l'entretien et la régénération des écosystèmes dans une démarche globale.

L'agro-écologie est à la fois une approche et une technique incontestablement efficace pour répondre aux deux critères de sécurité alimentaire et de sauvegarde des patrimoines nourriciers.

En tant qu'approche, elle réunit pour les harmoniser les éléments constitutifs d'une logique où la terre, les végétaux, les animaux et les humains ainsi que l'eau, l'air, la chaleur, la lumière sont considérés comme indissociables, la vie résultant de leur complémentarité et de leur interactivité. C'est sur ce principe que nous avons fondé depuis longtemps notre pédagogie.

Technique efficace, elle s'appuie à la fois sur l'agriculture paysanne traditionnelle ou moderne et sur une meilleure connaissance scientifique des processus qui ont depuis les origines conditionné le vivant. S'inspirant de certains phénomènes observables dans la nature, l'agro-écologie propose des techniques qui respectent, améliorent ou accélèrent ces phénomènes au profit de la production agricole.

C'est ainsi que le compostage, technique de base de l'agriculture écologique, reproduit en l'activant la transformation des matières organiques végétales et animales en un humus proche de celui que les forêts élaborent en continu pour leur propre survie.

C'est ainsi que le travail aratoire respecte autant que possible l'ordonnancement des sols entre couche aérobie de surface et anaérobie profonde, avec leur complexion et leurs micro-organismes spécifiques.

C'est ainsi que l'association des plantes tente de perpétuer le principe de biodiversité, fondement des écosystèmes détruit par la monoculture.

C'est ainsi que le choix des variétés tient compte de la compatibilité des végétaux et des animaux avec les conditions de leur milieu d'implantation.

C'est ainsi que les substances utilisées pour lutter contre maladies et parasites doivent être autant qu'il se peut biodégradables ou recyclables naturellement et sans rémanence ni nuisance pour les sols, l'environnement ou la santé humaine et animale.

Parmi les avantages de l'agro-écologie ...
• Elle permet un développement agricole durable et reproductible,
• Elle est applicable par les paysans les plus démunis qu'elle affranchit d'intrants coûteux,
• Elle régénère et dynamise les sols : productivité, résistance à l'érosion par des travaux d'aménagement antiérosifs, reboisement, protection contre le vent, association de l'agriculture et de l'élevage, etc.,
• Elle est facteur d'autonomie et libère de la dépendance.

Liens :
http://terrehumanisme.free.fr

Pièce jointes :