Lettre d'information n°48 - vendredi 20 février 2009

Rappel de l'épisode précédent :
(désolé, c'est un peu pareil à chaque fois, mais c'est pour les nouveaux abonnés !) 

Tifenn HERVOUËT et Frédéric GANA étaient deux jeunes citadins gastronomes de 28 et 32 ans lorsqu'ils ont parcouru la France du 28 mars au 28 septembre 2005 à la rencontre de plus de 80 paysans, producteurs et artisans des métiers de bouche qui exercent leur activité dans le respect de l'environnement et de la dignité humaine.
Cette initiative personnelle, quête de sens par rapport à l'alimentation moderne et voyage initiatique à la recherche du lien entretenu entre l'homme et la terre, leur a permis d'appréhender la réalité d'une agriculture naturelle et respectueuse de la biodiversité, des écosystèmes et du devenir humain.
Après une tournée en 2006 qui leur a permis de retransmettre partout en France un peu de leurs rencontres, ils s'établissent en Corrèze pour une nouvelle aventure... sédentaire cette fois au sein d'un éco-lieu en devenir... Ils y ont créé une société de recherche et de développement sur la régénération du vivant, Navoti, et ont édité un livre et deux DVD autour de leurs rencontres. Plus d'infos sur le site...

Au sommaire :
- Terra Madre 2008, enfin le compte rendu
- 2 nouvelles pratiques agricoles innovantes : l'agriculture Gaïa et l'agriculture pacifique

- Conférences et rencontres à venir
- Actus : la ferme de Ste Marthe en danger / création d'une association pour promouvoir les "produits naturels peu préoccupants"
- Le livre "Paysans"

Nous sommes au salon de l'agriculture dimanche 22 et lundi 23 février... Si vous êtes par là et que vous souhaitez nous rencontrer... un petit coup de fil... (voir la rubrique contact du site pour nos coordonnées tél).

 

TERRA MADRE 2008

Pour la troisième fois depuis 2004, la ville de Turin a accueilli du 23 au 27 octobre 2008 près de 7000 délégués, représentants de la paysannerie planétaire, « citoyens de la république Terrienne » comme Vandhana Shiva le disait si justement lors de la clôture du précédent rassemblement en 2006.

C'est la deuxième fois que nous participons à cet événement, au sein de la délégation française, et nous en sommes d'autant plus honorés que, n'étant pas producteurs nous-mêmes, nous avons bien conscience que c'est la reconnaissance de la parole et des valeurs paysannes que nous colportons qui nous donnent notre légitimité dans cette enceinte.

Ce grand événement planétaire, dont l'idée a été lancée presque avec humour par Carlo Pétrini, le fondateur de Slow Food, lors d'un échange entre amis en 2003, a pris corps et forme et correspond si bien à l'esprit du temps que les politiques d'abord sceptiques et amusés, finissent aujourd'hui par prendre au sérieux la voix portée par 7000 représentants de la terre et de sa fonction nourricière.

Cérémonie d'ouverture au Palaisozaki de Turin - 7000 délégués venus de toute la planète
se retrouvent pour 5 journées d'échange et de réflexion

La sélection des délégués, venus de près de 130 pays, s'établit sur la base de productions agricoles de grande qualité, de savoirs-faire traditionnels remarquables et souvent en danger de disparition, de pratiques de restauration vertueuses impliquant une relation directe avec des producteurs locaux et la mise en œuvre de produits frais, naturels et éthiques. Chaque délégué représente une « communauté de la nourriture », filière ou groupe de personnes engagé dans une production alimentaire remarquable ou détenteur de savoirs-faire exceptionnels. Cette année, ce sont près de 1600 communautés de la nourriture qui étaient représentées.

L'inspiration et le charisme de Carlo Pétrini n'a de cesse de faire évoluer cet événement vers toujours plus de modernité et d'actualité. En 2004, il proposait la rencontre de 5000 paysans de tous les pays du monde afin de partager durant quelques jours les valeurs d'une alimentation « bonne, propre et juste » c'est-à-dire porteuse de plaisir, respectueuse de l'environnement naturel et de la dignité humaine. En 2006, ce sont 1000 cuisiniers et 200 universitaires, porteurs de ces mêmes valeurs, qui sont venus rejoindre le mouvement. Et en 2008, 1000 jeunes ainsi que des musiciens de chaque pays ont apporté leur contribution à cette troisième rencontre dont l'originalité et la très grande pertinence est de rassembler tous les acteurs de la chaîne alimentaire, humbles accompagnateurs du vivant cultivé et élevé, et coresponsables (ou coproducteurs) de cette nourriture depuis la semence jusqu'au mangeur, du ventre de la terre jusqu'au ventre de l'homme.

Carlo Pétrini - Fondateur et Président de Slow Food International
L'inspirateur de Terra Madre...

Je me permets de citer le site internet de Terra Madre qui définit très bien la pertinence de la présence des « Sons de Terra Madre », les musiciens et danseurs des communautés de la nourriture. Parce que la musique, et avec elle le théâtre de rue, les veillées, les moments de fêtes laïques et religieuses se sont toujours mêlés aux « saisons » de la campagne. Les chants, les tambours se liaient à la terre et à la nourriture que celle-ci produit comme une continuation naturelle, ou plutôt, comme faisant partie d'un tout. La musique était vivante : elle guérissait, calmait, adoucissait, rendait le cœur joyeux comme la bonne nourriture et servait surtout à fraterniser et à se sentir part d'une communauté.
Voici donc que, pour la première fois à Turin, les Sons de Terra Madre offrent une scène au monde de la musique « non-professionnelle », qui appartient à la vie agricole autant que les communautés dont elle est l'expression.

L'accueil sur place à Turin et l'organisation de cette rencontre ont mobilisés cette année encore des centaines de bénévoles et de familles italiennes désireux de contribuer à sa réussite par leur énergie et leur hospitalité. Nous sommes profondément touchés par l'énergie déployée une nouvelle fois par nos hôtes pour nous assurer le meilleur séjour. Les délégués qui participaient pour la première fois à Terra Madre étaient, comme nous deux ans plus tôt, totalement émerveillés de tant de générosité et de simplicité.

Le ton de cette nouvelle édition est donné dès notre arrivée au Palaisozaki (palais olympique), où se presse des quatre coins de la planète les représentants des communautés nourricières. Chaque délégation nationale est annoncée, à l'instar des jeux olympiques, avec son porte drapeau, et vient rejoindre la vaste estrade d'où les discours seront tenus. Une fois les 134 représentants des pays participants installés, les prises de parole se succèdent dans une atmosphère solennelle afin d'inaugurer ces 4 journées de travail et de rencontre. Nous avons été particulièrement émus par les mots de Vandana Shiva qui nous rappelle avec cette parole viscérale les réalités agricole du monde en développement dont les paysans, victimes d'une révolution verte téléguidée par les transnationales du Nord, dépossédés de leurs savoirs-faire et de leur patrimoine semencier, contraints à un endettement insoutenable pour payer les royalties des semences technologiques et de leur cocktail d'intrants chimiques, ne trouvent d'autre solution digne que de mettre un terme à leur existence. Ainsi, on comptabilise plus de 200 000 suicides de paysans en quelques années en Inde, un bien triste bilan humain.

Et puis c'est au tour de Sam Levin de prendre la parole, un lycéen américain du Massachussets venu présenter son initiative de potager agroécologique réalisée dans son lycée. Avec la jeunesse, c'est l'espoir qui s'invite à la tribune, validant l'inspiration de Carlo Pétrini d'associer à ce vaste mouvement planétaire les énergies de demain, les prochains faiseurs de monde ! Aussi, lorsqu'il prend la parole avec autant d'assurance devant cette vaste assemblée, on pense aux 1000 autres jeunes présents dans la salle et porteurs de cette même énergie. Eux-mêmes représentants les millions d'autres jeunes qui de part le monde cherchent leur chemin, tentent de donner du sens à la vie et de se construire un avenir digne. Pourtant de quoi s'agit-il ? D'une histoire de potager ! Dis comme cela, c'en est presque risible. Des milliers de personnes se réunissent dans une salle et s'enflamment dans un élan d'enthousiasme à la simple évocation d'un projet de potager… Cela en dit long sur l'état de la culture alimentaire et agricole de l'humanité !!! Situation grotesque pour nos aînés qui ont tous connus voire grandis dans des fermes. Aujourd'hui, le constat dramatique d'un déracinement profond de nos sociétés "modernes". C'est pourquoi ces moments d'espoir sont des petites pépites qui rappellent le formidable potentiel de l'humain lorsqu'il est sur son chemin d'évolution. A mesure que se déroulait le récit de Sam, qu'il nous racontait le bonheur des enfants de maternelle de son école à courir dans son potager entre les légumes, le soutien de la hiérarchie scolaire face à cet enthousiasme, la solidarité avec le don de paniers de légumes à des familles démunis, les demandes de soutien d'écoles d'autres pays et même d'Afrique désireuses de suivre un projet identique, son envie d'aller plus loin avec la plantation d'arbres fruitiers et l'agrandissement du potager, c'est l'émerveillement qui gagne devant tant d'exigence et de ferveur. Et son discours de terminer ainsi :

« …Ce à quoi vous avez tous donné naissance est l'incroyable mise en marche d'une puissante révolution. Mais je sais que vous vous demandez tous si ma génération est à même de poursuivre cette révolution et de la porter au terme de sa mission… Si je suis ici aujourd'hui, c'est parce que je veux que vous sachiez que nous sommes là. Nous serons la génération qui réconciliera l'humanité avec la terre ».

Oui, ouvrir la porte à 1000 jeunes n'était pas qu'une bonne idée, c'était une lumineuse inspiration !

 

La cérémonie terminée, les journées dédiées aux ateliers de la terre pouvaient commencer. Les thématiques sont nombreuses et permettent à chacun de faire son propre programme. On y glissera délicatement quelques temps libres qu'on occupera bien vite, entre deux ateliers de la terre, à flâner au salon du goût tout proche, lieu de toutes les découvertes et dégustations ! Un petit saut à l'œnothèque pour partager un moment autour d'un verre, sélectionné très sérieusement parmi les 2500 références présentes, et hop, on enchaîne sur un autre atelier de la terre. Cette proximité entre l'antre du goût et la rencontre de Terra Madre est un petit miracle pour celui qui se sent en empathie avec toutes ces réalités… Bref, on était comme des coqs en pâte dans ce paradis de la terre et de la table.

L'oenothèque - tout le savoir-faire de Slow Food est représenté ici dans cet espace dédié à la dégustation de vins.
En accompagnement, différents mets délicieux sont proposés sur des stands
(charcuteries, pâtes, fromages, patisseries...). Pour nous, le seul endroit calme du salon du goût
où se poser tranquillement et discuter entre amis autour d'un bon vin.

En 2 ans, le travail accompli par Slow Food Italie a été énorme. Le manifeste du salon du goût présentait en 2006 la volonté d'évoluer vers plus d'éthique et une empreinte écologique plus faible. En 2008, ils sont passés des mots aux actes avec des cloisons de stands en bois compressé, des sièges en rouleaux de papier journaux, des poubelles de tri sélectif, etc. Une autre nouveauté de Terra Madre était la présence de communautés de la nourriture représentatives des matières premières textiles durables telles que le coton. On sort ici du champ de la nourriture proprement dite mais comment séparer ces activités qui se servent du même support de vie, la terre, et des mêmes mains et des mêmes jambes pour la travailler !

A noter également la volonté des organisateurs de permettre le brassage des publics, délégués de Terra Madre et visiteurs du Salone del Gusto. Avoir rendu possible cette perméabilité entre les différents espaces n'était pas chose simple : imaginer ce que peut représenter la gestion d'espace où des milliers de personnes vont et viennent avec des autorisations différentes ! Quelle magie de voir cette surprise et cette curiosité dans les yeux des visiteurs au fil des allées, alors qu'ils découvrent ces badges d'une autre couleur portés des africains, des européens, des indiens, des chinois… La solution est venue du fait que tous les délégués de Terra Madre avaient un badge pour le salon du goût tandis que les visiteurs du salon du goût pouvaient eux accéder à l'espace des Sentinelles Slow Food - produits protégés et soutenus par Slow Food pour leurs qualités exceptionnelles - qui se trouvait dans l'enceinte même de Terra Madre. Les visiteurs du salon du goût pouvaient ainsi voir de plus près, sans pour autant y pénétrer, les espaces de travail de Terra Madre et commencer à comprendre pourquoi ils croisaient tant de personnes de toutes les couleurs dans les allées !!! Eh oui messieurs dames, ce sont juste celles et ceux qui remplissent vos assiettes qui se réunissent ici pour essayer de continuer à le faire dans de bonnes conditions ! Comment pouvait-on amener avec cette rencontre avec plus de douceur ? Pas besoin de mots, de grands discours ou de circuit pédagogique, juste une proximité humaine...

Non décidément, une fois encore les surprises et l'émerveillement étaient au rendez-vous. Les rencontres aussi et l'envie de faire ensemble qui grandit et qui devient pressante… vitale…

C'est ainsi que suite à ces 5 jours de bonheur, l'évidence nous a poussés à créer un réseau informel et transdisciplinaire de personnes désireuses d'œuvrer ensemble à l'émergence d'une alimentation et d'une agriculture de qualité, sans prise de tête, en toute simplicité et en toute confiance. Mais cela, c'est une autre et belle histoire qui vous sera conté dans quelques mois…

Note : nous avons des extraits des discours de Terra Madre 2008 et notamment le discours de Sam Levin, le jeune américain, dont les paroles pourraient très bien trouver leur place dans les établissements scolaires français auprès des élèves et professeurs désireux d'entamer un travail autour d'un potager d'école… Faites-nous signe si vous êtes intéressés !

Re-note : au fait, je ne vous ai pas dit, mais une délégation de Terra Madre interviendra au prochain G8… C'est une invitation du ministre des affaires étrangères italien qui a été présentée lors de la cérémonie de clôture.

Ressources :
vous pouvez revoir ou découvrir le petit film que nous avions monté lors de notre précédente participation en 2006 (en bas de la page - vidéo n°7) : http://www.cheminfaisant2005.net/Rencontres/Videos/Videos.php
Plus d'infos : http://www.terramadre2008.org

 

DEUX NOUVELLES PRATIQUES AGRICOLES INNOVANTES !

L'AGRICULTURE GAÏA

Cette approche agricole atypique, innovante et originale est la création de Benjamin Vendé, un jeune rennais d'origine Coréenne, très discret, qui dédit sa vie depuis plusieurs années au développement intellectuel et pratique de cette approche agricole dont l'objet n'est ni plus ni moins que de mettre un terme à la faim dans le monde !
Cette pratique agricole est suffisamment originale pour être déstabilisante ! A mi-chemin entre l'agriculture verticale, l'agriculture hors-sol, la pisciculture associée, il faut du temps pour s'en approprier la logique. Mais nous avons été tellement intrigués que nous avons demandé à Benjamin de venir chez nous en Corrèze pour nous montrer de quoi il s'agissait et de fabriquer avec lui une machine agricole Gaïa expérimentale...

La fiche de cette technique est disponible sur notre site en cliquant ici !

 

L'AGRICULTURE PACIFIQUE

Cette approche agricole nous vient d'un groupes d'agriculteurs allemands respectueux de la vie animale et qui ont fait le choix d'une agriculture végétale, sans aucun intrants animaux (si ce n'est les apports des animaux sauvages).

"L'agriculture pacifique, comme nos agriculteurs la pratiquent depuis plus de 20 ans dans la contrée du Spessart, en Bavière franconienne, est l'alternative à l'agriculture industrielle, à l'élevage et son influence néfaste sur le climat. Cette manière révolutionnaire de concevoir l'agriculture sans chimie, sans fumier, sans purin n'est pas une simple forme de culture, de méthode ou de technique, mais bien plus une attitude envers la vie."

La fiche de cette technique est disponible sur notre site en cliquant ici !

 

ET VOICI LES DATES DE NOS PROCHAINES RENCONTRES

*** LOZERE - 17 mars 2009 à la salle culturelle de Marvejols à 20h30

Conférence "responsabilité alimentaire et agriculture durable" avec Frédéric GANA et Bernard RONOT

CHEMIN FAISANT – Frédéric Gana
responsabilité alimentaire et agriculture durable
co-auteur du livre « Paysans, un tour de France de l'agriculture durable »

Bernard RONOT est un des agriculteurs que nous avons rencontrés. Aujourd'hui à la retraite, il témoignera de sa propre expérience, depuis la fin de la deuxième guerre mondiale jusqu'à aujourd'hui, à travers la mécanisation, puis l'industrialisation et l'arrivée de la chimie dans son exploitation céréalière de la plaine dijonnaise.

En présence de Bernadette MOURGUES , cuisinière au collège de Marvejols.

Un bel échange en perspective !

 

*** ANNECY - le 26 avril à la Foire bio

Conférence de Frédéric Gana sur l'alimentation (c'est vague je sais mais je ne dis jamais deux fois la même chose et là je sens que ce sera vraiment différent des précédentes conférences... ça murit tranquillement). Surprise !


DEUX ACTUS... un peu menaçantes... mais bien réelles !

*** MENACES SUR LA FERME STE MARTHE

La ferme Ste Marthe à Millançay est menacée de disparition suite à une action juridique et financière lancée à son égard par une grande coopérative agricole. Il serait long de vous expliquer le contexte de cette affaire dans cette lettre d'info mais nous vous invitons à en prendre connaissance sur ces différents sites web, en images et en vidéos, afin de peser si vous le jugez utile et d'éviter que la plus importante coopérative agricole de France anéantisse la ferme et l'entreprise de Philippe Desbrosses, pionnière depuis plus de 30 ans en Agriculture Biologique et centre pilote européen pour la formation à l'agriculture biologique. Un comité de soutien a été créé. La mobilisation est déjà très importante.

Voici tous les blogs et sites qui parlent de cette affaire (avec images et vidéos) :

http://saintemarthefermebio.unblog.fr

http://www.fermebiosaintemarthe.fr/

www.intelligenceverte.org

http://www.cyberacteurs.org/admin_stemarthe/

 

*** MENACES SUR LES PRODUITS NATURELS DE TRAITEMENTS DES PLANTES
ou la création de l'ASsociation pour la PROmotion des Produits Naturels Peu Préoccupants

Guerre de l’ortie ... la suite
La loi d’Orientation Agricole (LOA) de janvier 2006, en faisant l’amalgame entre tous les produits phytopharmaceutiques,
y compris naturels, relançait une « Guerre de l’Ortie », dont la première escarmouche date de 2002.
Le nouveau texte affiche une nette volonté répressive : deux mois de prison ferme, 75 000 € d’amende, pour celui
qui vend ou donne un produit non homologué, en détient des bidons ou en diffuse la recette. De partout, des voix s’élèvent pour dénoncer un texte qui semble confondre intérêts commerciaux et enjeux de santé publique et environnementaux.
Le collectif Ortie & compagnie, rassemblement d’acteurs variés (ONG, professionnels, distributeurs…), prend en charge la défense du dossier. Dans le même temps, nos députés s’émeuvent de l’agacement populaire et votent, dans le cadre de la loi sur l’eau, un amendement dit du « purin d’Ortie », (gloire lui soit rendue ! ). Celui-ci sort du cadre de la LOA de janvier 2006, ces fameuses “Préparations Naturelles Peu Préoccupantes” ou PNPP. On est en décembre 2006, reste alors à préciser leur définition et à définir des règles d’attribution d’autorisation de mise sur le marché réellement simplifiée.
Dans ce contexte, c’est tout naturellement que l’ASPRO PNPP est créée ; elle prend son envol début 2008 et trouve
rapidement sa voie. Ainsi la nécessaire « professionnalisation » de la démarche peut être amorcée.
L’ASPRO-PNPP conserve en son sein cette représentativité « sociale » qui avait fait la force du collectif Ortie & cie ;
cette diversité reste la meilleure garantie du respect des objectifs de l’association : défendre les droits du consommateur
et ceux de l’environnement.
Ainsi, avec l’ASPRO-PNPP, nous disposons d’un outil remarquable pour faire avancer des dossiers qui nous sont
chers. Elle permet d’envisager sereinement l’évolution de nos pratiques agricoles ou jardinières, c’est le voeu que
nous formulons aujourd’hui ! ASsociation pour la PROmotion des Produits Naturels Peu Préoccupants.
Bernard Bertran

Contact et infos :
ASsociation pour la PROmotion des Produits Naturels Peu Préoccupants
Le pied de chat
50490 - Muneville-le-bingard
Tél. : 02 50 69 10 75
Port. : 06 82 82 58 13
ou
Tél. : 05 53 05 28 44
http://www.aspro-pnpp.org
email : aspro.pnpp@gmail.com

 

LE LIVRE PAYSANS, un tour de France de l'agriculture durable, un joli cadeau non ?

Juste un petit rappel histoire de... le livre inspiré de notre itinérance et de nos rencontres "PAYSANS, un tour de France de l'agriculture durable" est toujours disponible, soit directement auprès de nous (c'est le mieux !), soit auprès de votre libraire préféré (c'est pas mal) ou bien Fnac, Nature et découverte, Amazon.fr (mmmh si vous ne pouvez pas faire autrement)...
- Ed Transboréal - 2007. 20 euros.

Plus d'infos : http://www.cheminfaisant2005.net/Rencontres/Le_Livre/Le_Livre.php

 

A bientôt !

Fertilement vôtre.

Tifenn, Fred... et Adrien !

 

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Retrouvez les 35 portraits des producteurs rencontrés, les 28 pratiques innovantes identifiées, les films, l'expo photo, les spectacles, les carnets de voyage, sur le site http://www.cheminfaisant2005.net
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