Premier bilan de notre voyage

 

Agriculteurs autrement… Ils cultivent la fertilité !
Après six mois à sillonner les routes de France, 15 000 km parcourus et la rencontre de près d'une centaine de producteurs et d'artisans des métiers de bouche, Fred et Tifenn nous font part de leur réflexion et des idées qui les ont le plus marqué. Sans prétention aucune, ils lèguent même un mémento du parfait consommateur averti et responsable.

L'agriculture est le fondement de toute civilisation humaine. C'est véritablement la première des cultures, celle qui permet aux êtres humains de subvenir à leurs besoins vitaux et de trouver leur place dans un territoire donné. Depuis 1850, à mesure que la mécanisation et l'industrialisation ont progressé, cette « culture du vivant » s'est progressivement vidée de son sens symbolique pour devenir une activité commerciale comme les autres, sans considération pour les ressources pourtant limitées dont nous avons l'héritage. C'est pourquoi à l'heure des enjeux et des choix de civilisation, à l'heure du « développement durable », il semble important de redéfinir une agriculture qui permette à nos sociétés elles-mêmes de « durer » et de léguer aux prochaines générations des ressources leur permettant de répondre à leurs besoins. Cette autre agriculture engage le respect des ressources naturelles, la protection de la biodiversité, la dignité des femmes et des hommes qui travaillent la terre et de celles et ceux qui en consomment les fruits. Elle s'appuie sur le respect du vivant, végétal, animal et humain dans toute sa diversité.



Le savoir-être des paysans

Lorsque l'on prend le temps de cheminer, de s'attarder à observer un sol, échanger avec les acteurs d'un territoire, partager du temps avec eux, on ne peut qu'être frappé par la diversité. Chaque territoire est différent, chaque producteur a sa propre approche du vivant, de la terre. Chacun mène son activité avec ce qu'il est, le fruit d'un parcours de vie, d'une histoire familiale, d'un lieu, d'un paysage et d'une culture. De ce fait, une même technique agricole sera appliquée différemment en fonction des individus. Elle sera efficace à un endroit et pas à un autre. Elle aura du sens pour l'un et pas pour l'autre. Ce n'est pas la technique qui fait l'agriculture, c'est l'humain derrière son outil.
Paysan, c'est un savoir-être. C'est un rapport juste avec son territoire, avec le vivant, c'est aussi la connaissance des cycles, des sols, des climats, des végétaux et des animaux.
Cette disposition intérieure induit une certaine orientation du savoir-faire. Ainsi, à mesure que les paysans disparaissent parce que jugés « trop petits » et pas assez « compétitifs », c'est ce savoir-être qui disparaît, laissant la place à des techniciens qui privilégient des savoir-faire « hors sol » à un rapport plus global au vivant. Le savoir-être des paysans ne se transmet pas dans les livres. Il est perdu pour longtemps s'il n'est pas cultivé. À mesure qu'une ferme disparaît toutes les 15 minutes en France, ce sont ces connaissances qui sont gommées de notre patrimoine. C'est pourquoi les mots ont leur importance et on s'aperçoit à quel point il est nécessaire de distinguer le paysan de l'exploitant agricole et de l'agro-manager.
Nos rencontres avec des anciens productivistes reconvertis à des pratiques plus raisonnables, comme Hubert Coupart dans l'Orne ou Bernard Ronot en Côte-d'Or, nous ont éveillés à cette réalité : la transformation des comportements est lente, souvent difficile et surtout elle ne s'impose pas. Personne ne maîtrise ce moment qui fait qu'un homme décide de changer de pratiques, d'entrer en cohérence avec lui-même. Ce moment « échappe » totalement.
Pour Hubert, c'est une crise financière liée à une conjoncture difficile (tempête de 1999, crise de la vache folle) qui le conduit à « changer quelque chose ». S'ensuit une rencontre avec une animatrice du réseau agriculture durable de l'Orne qui l'accompagne dans son cheminement vers plus d'autonomie et une meilleure qualité de vie pour ses bêtes et pour sa famille (voir encadré « De l'herbe pour les vaches, quelle drôle d'idée ! »).
Pour Bernard, c'est la rencontre avec un biodynamiste, à la fin d'un parcours de céréalier productiviste, qui lui fait prendre conscience de « l'énergie » qu'il donne à manger aux gens. C'est pour lui une révélation qui marquera le début de la réforme complète de ses cultures, en biodynamie. C'est un nouveau départ marqué par des emprunts et des investissements, à l'heure où d'autres se préparent à la retraite. Quand la prise de conscience arrive, rien ne peut l'arrêter !
À chaque fois, le moment du changement est accompagné par des personnes à l'écoute, prêtes à partager et non à sanctionner, prêtes à accompagner plutôt qu'à diriger.
Le dénominateur commun de toutes ces transformations : le respect de la terre et le passage à une agriculture plus autonome, plus économe, sans déchets. Ces changements entraînent un regain de dignité pour le paysan, par un travail plus valorisant. C'est un changement de paradigme où les déchets se transforment en humus, où les « mauvaises » herbes, associées habilement aux cultures, limitent le parasitisme, et où la Nature concoure elle-même aux objectifs de la production agricole. La rupture avec les cercles vicieux de l'agriculture polluante entraîne de nouveaux cercles vertueux, ceux de la fertilité…



L'art de courtiser la terre

Il est bouleversant de constater que le cycle de la fertilité, dans une ferme « naturelle », tient dans le recyclage de ce que l'on appelle couramment « les déchets ». Ainsi, le compost est au cœur de chaque ferme, comme la transition entre les éléments morts et de nouveaux éléments fertiles qui vont venir ensemencer la terre. Les déchets verts, la paille, la bouse, le purin, se transforment en humus comme sous l'effet d'un processus alchimique. Ce cycle vertueux remet tellement de choses en question pour des citadins habitués à jeter le tout venant à l'incinérateur, qu'il ouvre de nouveaux champs de cohérence dans lesquels le fonctionnement du vivant vient interpeller notre « modernité ».
Si l'on regardait le monde à travers ce prisme de la fertilité, ne verrions-nous pas notre alimentation et notre digestion comme le compost de notre corps ? Le lieu et le moment où des matières sont déconstruites pour reconstruire cellules, globules, tissus, organes, pour nous reconstruire nous-mêmes en somme ? Étonnante fertilité qui nous interpelle dans nos profondeurs… et nous pousse à mettre en oeuvre cette fertilité dans chacun de nos comportements quotidiens.
Toutes les paysannes, tous les paysans, producteurs et artisans des métiers de bouche rencontrés lors de notre tour de France des producteurs participent de ce cycle de l'humus. Chacune et chacun, avec sa propre cohérence, cultive la vie et la fertilité. Ils étaient plus de 80 sur notre parcours. Ils sont des milliers partout en France…



Pourquoi ce périple ?
Ce qui nous a amenés à vouloir rencontrer à tout prix les producteurs qui sont à l'origine de notre alimentation, ce sont des questions simples :
D'où viennent nos aliments ?
Par qui ont-ils été cultivés, élevés ?
Par qui ont-ils été acheminés jusqu'à moi ?
Dans quelles conditions ?
Oui, dans quelles conditions vivent les êtres qui pourvoient à notre plaisir chaque jour. Animaux, Végétaux… et Humains !
Et puis, est-il obligatoire d'utiliser des produits qui tuent la vie (pesticides) pour la cultiver ?
Donner de la vache en poudre à manger aux vaches, est-ce cela le « progrès » ?
Pourquoi la fabrication d'un simple biscuit demande-t-elle plus de 12 ingrédients à l'industrie agroalimentaire, dont certains toxiques, alors que dans ma cuisine 3 suffisent ?

Comme il est extrêmement difficile de répondre à ces questions, nous avons décidé d'aller voir par nous-mêmes !
Ce cheminement nous a fait prendre conscience que l'alimentation nous relie les uns aux autres. Elle nous relie à la terre et nous rassemble par-delà nos cultures, nos âges, nos sexes, nos religions, nos origines géographiques et sociales, et toutes nos différences.



Et le chemin se poursuit…

– Une exposition photographique « Voix de la Terre » est réalisée et peut être louée. Le livret de présentation de l'exposition est téléchargeable sur le site www.cheminfaisant2005.net - rubrique Tour de France ou peut être envoyé sur demande.
– Un livre, qui mêlera une sélection de portraits de producteurs largement illustrés, nos réflexions sur la responsabilité alimentaire et notre regard sur les agricultures respectueuses de l'environnement et des hommes. Sortie prévue : printemps 2006.
– Le spectacle de contes « Voix de la Terre » et l'histoire de « Pouic » donneront lieu à un livre pour enfants, illustré par une artiste dont nous avons fait la connaissance avant notre départ. En recherche d'éditeur.
– Un nouveau spectacle théâtral : « Les Souverains ». Il fait suite aux « Voix de la Terre », et prendra ses racines dans l'expérience que nous avons vécue. Tifenn y travaille déjà et nous envisageons de réaliser une nouvelle tournée dans les régions de France pour le jouer l'été prochain, de juin à septembre.
– Un documentaire de 52 minutes sur l'alimentation responsable et l'agriculture durable. Partenaire : VO Productions – sortie prévue à l'automne 2006.
– Une malle pédagogique et un jeu de société permettant à un public jeune d'appréhender ces concepts de façon ludique et conviviale. Partenaires : CDDP 12 – Editions Paille – sortie prévue fin 2006.
– Organisation d'un colloque sur l'agriculture durable et les nouveaux outils de protection et de régénération du vivant (eau, sols, etc.). Avril 2006.
– Des conférences/projections/débats.
– Une tournée des lycées agricoles et hôteliers pour témoigner de nos rencontres auprès des étudiants. Octobre et novembre 2006.

La réalisation de ces projets ambitieux ne se fera qu'avec une dynamique collective à laquelle nous vous invitons à participer. Si vous souhaitez apporter votre concours à l'un ou l'autre de ces projets, merci de nous contacter.

Tifenn Hervouët et Frédéric Gana
Chemin Faisant

Chez M. et Mme GANA
42 bis, rue Boucicaut
92260 Fontenay-aux-Roses
Tél. : 06 09 42 49 73.
Mél. : cheminfaisant@loalabouche.org
Site Internet : www.cheminfaisant2005.net


• Fred Gana et Tifenn Hervouet

PORTRAITS


Hubert COUPART – Neuville près Sées – Orne
Éleveur laitier – ancien productiviste reconverti à des pratiques plus raisonnables
avec le soutien du réseau agriculture durable.

De l'herbe pour les vaches… Quelle drôle d'idée !
Hubert Coupart a pratiqué une agriculture intensive jusqu'en 1999. Une crise financière liée aux conséquences de la tempête de 1999 et de la crise de la vache folle l'a amené à reconsidérer l'organisation de son exploitation laitière. Aidé en cela par Isabelle Deborde, alors animatrice du réseau agriculture durable de l'Orne, et par tous les autres agriculteurs du réseau, Hubert a aujourd'hui trouvé son équilibre dans une production moins intensive et de meilleure qualité, tout en maintenant son revenu. Déjà, il a converti une partie de ses cultures en herbages, réduit par deux ses achats de produits phytosanitaires et de compléments alimentaires. Et pour lui, ce n'est qu'un début. Lorsqu'on lui parle d'une éventuelle conversion en bio, il nous confie avec un petit sourire que « le bonhomme n'est pas prêt ! ».
Malgré ses excellents résultats confirmés chaque année par sa comptabilité, ses anciens collègues, eux, ne s'y retrouvent pas. « Impossible ! Concilier baisse de production et maintien du revenu est une utopie ! » C'est pourtant ce que nous prouve ce réseau d'agriculteurs qui mènent une réflexion permanente sur leur mode de production et proposent des alternatives cohérentes au modèle intensif.
Le réseau agriculture durable promeut un type d'agriculture basée sur les systèmes économes et autonomes évaluée au vu de trois critères : économique, social et environnemental, dont l'équilibre est facteur de « durabilité ».

Contact :
Réseau agriculture durable

Pôle INPACT Bretagne
17, rue du bas village
CS 37725
35577 Cesson-Sévigné CEDEX
Tél. : 02 99 77 39 25. Fax : 02 23 30 15 75.
Site : www.agriculture-durable.org
Mél. : agriculture-durable@wanadoo.fr



Jacky DUPETY – Livernon – Lot
Agriculteur sur Bois Raméal Fragmenté (BRF)

Retrouver le sens de l'humus… avec du bois dans la terre !
(Portrait paru dans le n° 76 de Village Magazine)
Avez-vous déjà imaginé une agriculture sans irrigation, sans aucun traitement, sans travail du sol ? Non ? Eh bien Jacky Dupety fait encore mieux, il la pratique !
C'est au hasard de recherches sur Internet qu'il découvre cette technique étonnante pourtant expérimentée depuis 25 ans au Québec par le Professeur Lemieux de l'Université de Laval. Depuis, cette pratique révolutionnaire à bien des égards essaime un peu partout sur la planète avec la discrétion des révolutions qui font « peur » parce qu'elles remettent trop de choses en question.
Cela fait maintenant deux ans que Jacky, en incorporant des copeaux de rameaux de bois frais dans son sol, a arrêté d'irriguer, de traiter et de travailler sa terre… avec des rendements de 170 %, aussi surprenant que cela puisse paraître ! C'est d'ailleurs lui le premier surpris. « Parfois, je flippe et je me dis que je vais arroser car il fait trop sec, et ça ne tiendra pas. Et puis, finalement je laisse faire. J'usqu'à présent, j'ai toujours eu raison, parce que ça marche ! » Un coup de pied sur le sol pour vérifier la présence des vers de terre, qui par milliers, sous l'effet des vibrations, s'enfoncent dans les entrailles de la terre avec ce bruit de succion assez étonnant la première fois ! Une bêchée de terre pour voir le bois colonisé par les champignons et toute la vie du sol. Tout le monde est là, répondant à l'appel de la fertilité du sol. Tout va bien !

Contact :
Jacky Dupety
Ferme du Pouzat
46320 Livernon
Site : http://fermedupouzat.free.fr
Mél. : dupety.family@wanadoo.fr
Tél. : 05 65 40 46 98.



Anne-Marie Lavaysse – Saint Jean en Minervois – Hérault
Paysanne vigneronne en biodynamie

Une fée dans les vignes !
Anne-Marie est paysanne, avant tout. Ancienne maraîchère, cela fait 10 ans qu'elle s'est reconvertie à la vigne. Alors que l'on se balade dans ses parcelles, elle nous explique sa façon à elle de soigner sa vigne. « Lorsque je sens qu'elle aurait besoin d'un petit coup de pouce, je cueille dans la garrigue des plantes sauvages avec lesquelles je fais des préparations infusées au soleil ». Dynamisées et pulvérisées selon les rythmes cosmiques de la méthode biodynamique, elles feront office de soin.
En biodynamie, tout comme en agriculture biologique, on n'utilise aucun produit chimique ou de synthèse : engrais, désherbants, pesticides.
Anne-Marie a beau être vigneronne, elle est avant tout paysanne et comme elle adore les vaches, elle a décidé d'en garder une avec elle : Rosalie. La belle jersiaise broute et bouse dans ses vignes l'hiver et concoure par sa présence et ses apports organiques à leur bonne santé. Lorsque cependant il se trouve un problème sanitaire, la plupart du temps, les vignes se « débrouillent », c'est-à-dire qu'elles ont les « armes » nécessaires à leur propre guérison.
On retrouve donc dans le vignoble d'Anne-Marie un des principes de la biodynamie qui considère la ferme comme un organisme agricole où chaque être vivant a sa place, son rôle et où la diversité biologique apporte la bonne santé de l'ensemble. En outre, cette approche agricole considère la plante et les animaux dans leur environnement global : l'atmosphère jusqu'aux couches supérieures du cosmos, les planètes, les astres.

Contact :
Maison de l'Agriculture Bio-Dynamique
5, place de la Gare
68000 Colmar
Tél. : 03 89 24 36 41. Fax : 03 89 24 27 41.
La marque Demeter reconnaît le cahier des charges de la biodynamie.



Georges TOUTAIN – Fontaine Lavaganne – Oise
Agro-écologiste – arboriculture fruitière et manse horticole d'insertion sociale

Observer la nature pour produire
L'agro-écologie, nous l'avons découverte chez Georges Toutain, dans l'Oise, et puis plus tard, chez Nicolas Lagoueyte, au pays basque et puis bien sûr à Terre et Humanisme, l'association fondée par Pierre Rabhi en Ardèche.
Lorsque nous sommes arrivés chez Georges, il nous a expliqué l'histoire de sa ferme en arboriculture fruitière qu'il a convertie à l'agro-écologie depuis plusieurs décennies. À l'origine, le terrain appartenait à un agriculteur intensif et le premier travail de Georges fut de ramener la vie dans ce sol maltraité qui était devenu dur et stérile. Peu à peu, à force d'apport organique (compost) et d'attention, le sol s'est assoupli et la vie y a repris ses droits. Vers de terre, trèfles, deux symboles de bonne santé des sols, y sont maintenant légions et chaque bêchée de terre regorge de vie. Champignons, insectes, bactéries, micro-organismes, vers de terre, tous concourent par des synergies à la fertilité du sol, à la bonne santé et à la bonne irrigation des plantes qui y poussent. Aujourd'hui, son verger est entouré de haies aux essences diversifiées pour loger les oiseaux, prédateurs de certains ravageurs et des moutons pâturent au milieu des arbres tout en enrichissant le sol de leurs excréments.
L'agro-écologie s'appuie à la fois sur l'agriculture paysanne traditionnelle ou moderne et sur une meilleure connaissance scientifique des processus qui ont depuis les origines conditionné le vivant. S'inspirant de certains phénomènes observables dans la nature, l'agro-écologie propose des techniques qui respectent, améliorent ou accélèrent ces phénomènes au profit de la production agricole, et à moindre coût.

Contact :
Georges Toutain

11, grande rue
60690 Fontaine Lavaganne
Tél. : 03 44 46 20 92.
Journées portes ouvertes au printemps et à l'automne.

Formation en agro-écologie :
Terre et Humanisme – PESI

Mas de Beaulieu
BP 19
07230 Lablachère
Tél. : 04 75 36 64 01.
Site : http://terrehumanisme.free.fr
Mél. : terrehumanisme@free.fr


Les liens se tissent entre producteurs et consommateurs
De nombreuses organisations sociales innovantes participent au rapprochement entre producteurs et consommateurs. Elles se développent partout en France. En voici quelques-unes croisées sur notre route :

Accueil paysan
Nombreux sont les paysans que nous avons rencontrés durant notre voyage qui pratiquent une activité d'accueil en complément de leur activité agricole. Nous avons retrouvé à chaque fois le même plaisir de faire découvrir leur activité aux visiteurs curieux du travail de la terre. La plupart d'entre eux sont sous le label Accueil Paysan. Un fameux moyen de découvrir, partout dans le monde, un territoire par les yeux de ses paysans.
Contact :
Accueil Paysan
9, rue de la Poste
38000 Grenoble
Tél. : 04 76 43 44 83
Fax : 04 76 17 01 78
Site : www.accueil-paysan.com
Mél. : info@accueil-paysan.com

Les Associations pour le Maintien de l'Agriculture Paysanne (Amap) :
C'est un partenariat entre un paysan et des consommateurs soucieux de redonner du sens à leur alimentation. Regroupés en association, ils définissent ensemble et en co-responsabilité la nature de la production, les conditions de production et la rémunération du travail (voir le dossier « Ils investissent les fermes », Village n° 61).
Contact :
Site Internet : http://alliancepec.free.fr
Mél. : contact@alliancepec.org

Le commerce équitable :
Nous avons rencontré des producteurs qui font partie de filières de commerce équitable « local ». Les distorsions du commerce mondial n'ont pas une influence dévastatrice dans les seuls pays du sud, mais également dans nos régions, nos campagnes et nos villes.
Contact :
Andines SCOP
6, rue Arnold Géraux
93450 L'Île Saint Denis
Tél. : 01 48 20 48 60.
Fax : 01 48 20 50 93.
Site : www.andines.com
Mél. : andines@nnx.com

Les magasins de producteurs :
Nous avons beaucoup apprécié les démarches collectives de producteurs qui, soucieux de conserver la valeur ajoutée de leur produit, se regroupent au sein de « magasins de producteurs » pour assurer la vente de leurs produits en direct jusqu'au consommateur final.
Contact :
AVEC Rhône-Alpes
41, rue Charles Robin
01000 Bourg en Bresse
Tél. Fax : 04 74 23 00 91.
Site : www.avec-rhone-alpes.org



Les bonnes résolutions pour une alimentation responsable

– Privilégier les produits de saison et les produits locaux. Consommer en hiver une fraise, un haricot vert, une tomate est une aberration économique, écologique et sociale. Revenir aux produits de saison, c'est le premier pas vers une alimentation plus responsable.
– Favoriser la vente directe, les circuits courts et se rapprocher tant que faire se peut des producteurs et d'une relation de confiance : marchés de producteurs, Amap, magasins spécialisés de type Biocoop.
– Privilégier les aliments complexes aux aliments raffinés (sucre non raffiné, huiles de première pression à froid, farine type 65 ou 80, riz complet, pâtes semi-complètes, céréales variées).
– Éviter les aliments contenant des résidus de pesticides, des additifs chimiques, des OGM et des matières grasses hydrogénées. Les aliments bio (label AB) et biodynamiques (label Demeter) répondent à ces critères.
– Faire la cuisine : il est possible de manger de meilleurs produits pour un budget similaire dans la mesure où les produits de base, non transformés, coûtent beaucoup moins chers que les plats préparés.
– Privilégier la qualité à la quantité.
– Admettre qu'aucune solution n'est parfaite mais que ce n'est pas une raison pour
ne pas faire évoluer ses comportements.

 

Tifenn et Fred.

 

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Retrouvez toutes les nouveautés, les portraits des producteurs rencontrés, les carnets de voyage, sur le site http://www.cheminfaisant2005.net
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